|
... La situazione nei Quartieri Nord Da sabato sera, alle 20.30, una vera guerra è scoppiata nei Quartieri Nord di Bujumbura, guerra che si è estesa, in alcuni momenti anche verso l'aeroporto, il quartiere Kiriri e i Quartieri Sud ... Non possiamo parlare di quello che non abbiamo visto coi nostri occhi e sentito con le nostre orecchie. Un battaglione di oltre 1.200 persone, cantando e suonando i tamburi (si dicono gli inviati del "Dio degli eserciti") ha occupato Kinama. Sono il nuovo FNL. Nuovo, perchè comandati prima da Kosan, che stava dialogando con il governo del Burundi, ora sono guidati da Agatho, che non vuole dialogare con nessuno e vuole conquistare il Burundi. Da sabato sera è la guerra: tutte le armi rimbombano, blindati, bombe, mortai, mitraglie,... La gente di Kinama è stata invitata a lasciare tutto e partire, dai ribelli stessi, che hanno rassicurato, in questo tempo, che loro erano venuti a uccidere i militari, ma che i tutsi e gli hutu della città non avevano niente da temere. Molto presto anche la gente di Kamenge e Cibitoke ha fatto lo stesso e subito, all'esterno, in qualche sito di Buterere, di Ngagara e Gihosha e nelle case della città, presso amici e conoscenti si sono trovati più di 80 mila persone. Si combatte 24 ore su 24 e mercoledi sera il porta-parola dell'esercito regolare del Burundi ha annunciato che tutto era finito. I suoi dati sulla gente uccisa erano di 24 ribelli e 6 militari. Dava anche il numero di 10 militari feriti. Ma la cosa non era proprio cosi. Siamo a venerdi sera e la guerra continua. L'esercito è entrato a Kinama, ma i ribelli, almeno qualche gruppo, si trova ancora là, a difendere, secondo il loro linguaggio, la Kinama liberata. In questi giorni le testimonianze raccolte parlano di bambini utilizzati nelle operazioni (i ribelli si servirebbero di bambini e bambine, i militari solo dei bambini), parlano di militari picchiati pubblicamente perchè scappati dal campo di battaglia, di banditi e ladri incarcerati, di ruberie di ogni genere fatte nelle case e strutture lasciate vuote e di morti, morti ... e tanti morti. Quando si potrà effettuare un bilancio, si constaterà che sono certamente oltre, e molto oltre il centinaio, solo di civili. Una cosa che abbiamo provato tutti, sono le tre serate di bombardamento notturno sui quartieri, fatto dai ribelli. Il lancio è di obici di 60, alla cieca. Sono caduti su Ngagara, Cibitoke, su Kamenge, e oltre, nella città. E' terribile, perchè non vedi niente, i quartieri sono anche senza luce, e li senti scoppiare, poi dici, e il prossimo arriverà dove? E aspetti. Poi senti un altro scoppio e sospiri perchè non era per te. E via di questo passo, 15, 20 per notte. Una vera pazzia. Diverse morti e distruzioni. Alcuni non scoppiano e restano nei Quartieri come testimonianza e monito. E poi, non parliamo delle 'pallottole vaganti'. Sono una vera peste e uccidono e feriscono moltissime persone, entrano in tutte le case, in tutti i muri, abbattono tutto quello che trovano sul loro passaggio. Un po' alla solita maniera arriva l'aiuto per coloro che sono scappati dalla battaglia. Arrivano le ONG e le Associazioni Internazionali, vogliono liste e sicurezza, arriva il Governo e inizia dai quartieri tutsi, arriva l'amministrazione e vorrebbe che la gente rientrasse per non lasciare le case vuote e a disposizione per essere rapinate. E in tutto questo caos c'è chi muore, di stenti, di malattie, di ferite, aspettando che ci si metta d'accordo. Ci si chiede sempre come mai in 9 anni di guerra civile e di interventi umanitari, non si abbia ancora scoperto come fare per aiutare veramente la popolazione! Questo, in gran sintesi, una testimonianza di una guerra senza
fine, in attesa di una pace che ancora non si vede, neanche da
lontano. Claudio, |
La situation dans les Quartiers Nord Depuis samedi soir, à 20h30, une vraie guerre a éclaté dans les Quartiers Nord de Bujumbura, guerre qui s'est par moments, étendue vers l'aéroport, le quartier Kiriri et les Quartiers Sud. Nous ne pouvons pas parler de ce que nous n'avons pas vu de nos yeux et entendu de nos oreilles. Un bataillon de plus de 1.200 personnes, a occupé la zone Kinama en chantant et jouant des tambours (ils se disent les envoyés du "Dieu des armées"). C'est le nouveau FNL. Nouveau dans les sens qu'avant ils étaient commandés par Kosan, qui dialoguait avec le gouvernement du Burundi, et qu'ils le sont maintenant par Agatho qui refuse tout dialogue et veut conquérir le Pays. Depuis samedi soir c'est la guerre, avec toutes les armes : blindés, bombes, mortiers, mitrailleuses, Les gens de Kinama ont été invités à tous laisser et partir par les rebelles mêmes qui, ont-ils assuré, sont venus tuer tous les militaires, alors que hutus et tutsis de la ville n'avaient rien à craindre. Très vite les gens de Kamenge et Cibitoke ont fit de même et très vite, à l'extérieur, à Buterere, Ngagara, Gihosha, auprès de parents et connaissances, plus de 80 mille personnes sont réfugiées. On se bat 24 heures sur 24 et mercredi soir le porte-parole de l'armée régulière du Burundi a annoncé que tout était terminé. Les données qu'ils donnait sur les morts étaient de 24 rebelles et 6 militaires. Il donnait aussi le chiffre de 10 militaires blessés. Ce n'était pas tout à fait comme ça. Nous sommes vendredi soir et la guerre continue. L'armée est entrée à Kinama, mais quelques groupes de rebelles sont encore là à défendre, selon leur language, la Kinama libérée. Les témoignages de ces jours parlent d'enfant utilisées dans les opérations (les rebelles utiliseraient garçons et filles, les militaires seuls des garçons), de militaires frappés en publique pour avoir fuit le champ de bataille, de bandits et voleurs incarcérés, de tout genre de vols dans les maisons et autres bâtiments abandonnés, et de morts, morts beaucoup de morts. Lorsqu'on pourra établir un bilan, on pourra constater qu'il y en aura certainement plus d'une centaine, et de civils. Nous avons tous vécu les trois nuits de bombardement sur les quartiers par les rebelles. Des obus de 60 tirés à l'aveugle. Ils sont tombés sur Ngagara, Cibitoke, Kamenge, en ville. C'est terrible, car tu ne vois rien, les quartiers sont sans électricité, et tu les entends éclater en te demandant où arrivera le prochain. Et tu restes en attente. Après c'est une autre explosion et tu respires car ce n'était pas pour toi. Et ça continue, 15, 20 par nuit. Une vraie folie. Plusieurs morts et destructions. Certains obus n'éclatent pas et restent dans les quartiers comme témoignage et mise en garde. Pour ne pas parler des 'balles perdues'. Ce sont une vraie calamité. Elles blessent et tuent un grand nombre de personnes, entrent dans toutes les maisons, les murs et frappent tout ce qu'elles trouvent sur leur chemin. Un peu comme d'habitude, l'aide se met en place pour ceux qui ont fui la bataille. Le ONGs et les Associations internationales arrivent et veulent des listes et de la sécurité, le Gouvernement arrive et commence par les quartiers tutsis, arrive l'administration qui voudrait que les gens rentrent afin de ne pas laisser les maisons vides ouvertes à tous les vols. Et dans tout ce chaos, il y a ceux qui meurent de privations, de maladies, de blessures, dans l'attente qu'on se mette d'accord. Et on se demande toujours pourquoi en 9 ans de guerre civile et d'interventions humanitaires, on n'ai pas encore réussi à trouver comment aider vraiment la population ! Voilà en synthèse, un témoignage d'une
guerre sans fin, dans l'attente d'une paix qu'on ne voit pas
encore, même pas de loin. Claudio |